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14-18, appelée, malheureusement à tort,
la Der des ders
14-18Il y a peu, nous avons fêté le 100e anniversaire de celle qu’on avait appelée, malheureusement à tort, la ’Der des ders’.
En fait, cette Première Guerre mondiale qui s’est déroulée de 1914 à 1918, tout en perdurant toutefois, de manière diplomatique, jusqu’en 1923.
Une guerre ayant fait quelque 18 millions de morts et plus de 21 millions de blessés. Bref, l’horreur dans toute l’acceptation du mot.


UNE BÉDÉ ’MONUMENT’. En préparation à cette grande commémoration, Éric Corbeyran au scénario et Étienne Le Roux au dessin -aidé par Loïc Chevalier pour les décors et Jérôme Brizard pour la mise en couleurs- avaient décidé en août 2014, et ce avec la bénédiction des Éditions Delcourt, de se lancer dans la publication de 10 albums retraçant les événements marquants de ce que fut cette ’Grande et Sale Guerre’.
Objectif: avoir terminé cette fresque mémorielle avant le 11 novembre 2018. Objectif atteint, et de quelle manière!

CERTES, AU HASARD DE LEURS SORTIES, Campus vous a présenté nombre de volets qui ont composé cette saga élaborée essentiellement à coups de baïonnettes et de mitraille, mais aussi de gestes héroïques ou de lâcheté, de rapports amicaux ou hostiles, ou encore de moments de détente et de tendresse lors de l’une ou l’autre rare permission.
Cela sans oublier de s’attarder sur l’absurdité de la guerre ou de ces ordres inconsidérés souvent donnés par des chefs… incapables.
Toutefois, aujourd’hui, suite à cet événement, ou encore à la sortie de deux coffrets contenant l’un, les albums de 1 à 5, l’autre les opus numérotés de 6 à 10, Campus a voulu revenir une nouvelle fois, sur cette bande dessinée mémorielle dont chaque volet s’avéra une réussite totale tant au niveau du scénario et des dialogues, qu’en ce qui concerne le brio du dessin et de la restitution d’ambiances souvent plus que dramatiques.

ILS ÉTAIENT HUIT. Ils étaient huit Français du même coin. Il y avait Armand, Arsène, Denis, Jacques, Jules, Louis, Maurice et Pierre.
Ils allaient être mobilisés et quitter leur village pour rejoindre la frontière.
Ils laissaient derrière eux leurs femmes, leurs enfants, leurs familles pour découvrir l’absurdité du front et vivre cinq années de brutalité et de sauvagerie. Une guerre sans merci dont certains ne reviendront pas. Ou alors…
Viendront tour à tour les premières avancées sur le front, mais aussi les premières désillusions pour les épouses restées à l’arrière.
Il y aura aussi la cohésion du groupe qui se trouvera mise à mal par deux événements mettant en cause l’honneur de Maurice et Denis.
Et ce alors que leur section va se trouver envoyée dans une mission suicide.

MAIS PEU À PEU… On assistera également à ce retour d’escapade d’Arsène et Jacques qui dépasseront leurs lignes et basculeront dans cette tranchée allemande qui leur faisait face.
Mais ô stupeur, elle est vide de tout soldat au casque à pointe. Viendra le 21 février 1916 et cette bataille de Verdun.
Alors que l’artillerie allemande pilonne tant et plus, débarquent les premiers tirailleurs sénégalais.

Ce sera également le moment où la compagnie commandée par Armand se verra envoyée au fort de Douaumont, prêt à tomber aux mains de l’ennemi. Arriveront juillet 1916 et ce qui deviendra la bataille de la Somme.
Moment où la vie de ce qui reste des huit copains ne tiendra plus qu’à un fil. Malgré l’amitié, ce sera le désespoir qui s’incrustera peu à peu.
Avril 1917! Autre grand combat. Celui du ’Chemin des Dames’. De part et d’autre les morts s’accumulent.
Face à l’imbécillité des ordres donnés par ses supérieurs, Jacques en appelle à l’insubordination. Ce sera pour lui le peloton d’exécution après être passé plus que brièvement en Cour Martiale.

FIN 1918, L’ARMISTICE EST SIGNÉ. Maurice, Pierre et Jules regagnent leur foyer. Ils retrouvent Arsène et Louis rentrés plus tôt suite à leurs blessures.
L’un a perdu une jambe, l’autre fait désormais partie des ’gueules cassées’. Si Armand et Denis sont morts au combat, Jacques lui, a été fusillé pour l’exemple.
Pourtant, même terminée, cette sale guerre n’aura pas fini de faire des victimes, car jamais plus soldats et épouses, ne retrouveront leur vie d’avant.

C’EST VRAI QU’AVEC CET ANNIVERSAIRE, romans et bédés ont foisonné aux étalages de nombreuses librairies. Mais ce 14-18 de Corbeyran et Le Roux peut être catalogué comme véritable monument bédéistique.
Tout y est pour nous plonger dans l’ambiance de ce début des années 1900. À commencer par le langage de l’époque, les décors, les coloris.
Si Corbeyran, via une incroyable force narrative nous offre ici toute la force de son talent de scénariste accompli, Étienne Le Roux, dont le crayon fait merveille pour illustrer le scénario, y va notamment de certaines planches d’une beauté telle, qu’elles vous coupent tout simplement le souffle. Du très grand art. Bravo messieurs. Merci Delcourt.

LES 10 TITRES: T1 Le petit soldat, T2 Le chemin de l’enfer, T3 Le champ d’honneur, T4 La tranchée perdue, T5 Le colosse d’ébène, T6 La photo, T7 Le diable rouge, T8 La caverne du dragon, T9 Sur la terre comme au ciel, T10 La lune en héritage.

Delcourt
Charly  ▲
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