VOLVO S90, LA CHAMPIONNE DES GRANDES ROUTIÈRES

Ce n’est pas une nouvelle venue: voilà déjà un bon moment que la S90 circule sur nos routes. Malgré tout ce qu’elle offre au conducteur et à ses passagers, cette belle et grande auto reste très discrète.
Elle est disponible en essence ou Diesel, toujours avec des blocs moteur de deux litres… mais développant des puissances de 150 à 392 chevaux!
C’est sa ’modeste’ version de 150 chevaux dont nous avons pris les rênes pour Campus.

MODESTE… MAIS PAS ININTÉRESSANTE!La Volvo S90 D3 dispose de toutes les qualités de ses grandes sœurs: aussi confortable, aussi bien équipée et avec de bons chevaux sous le capot qui lui permettent une vitesse de pointe de 230 km/h.
Dans ces près de cinq mètres de long, cette belle suédoise permet à cinq passagers de voyager très confortablement et en toute sécurité.
Sur la balance, elle fait 1.700 kilos, mais grâce à son excellente boîte automatique à huit rapports, elle se glisse aisément dans le trafic.
Les dépassements se font en toute sérénité. Voyager à cinq, c’est bien, mais encore faut-il qu’il y ait suffisamment de place pour emmener les bagages de toute la smala.
Ici encore, la S90 fait fort: c’est un coffre de 500 litres qui permet de recevoir plusieurs grosses valises et sacs.

LE PLAISIR DE CONDUIRE. Il n’y a pas que les chevaux qui procurent le bonheur au volant. Mais les 150 chevaux de la S90 lui permettent de se taper le zéro/cent en seulement huit secondes et des poussières, quasi pareil (ou mieux) que certaines autos dites sportives.
Pour parfaire ce plaisir de conduire (ou de voyager comme passager), on peut certainement parler de l’amortissement qui est très bien calibré et du confort de roulement… sans oublier l’insonorisation qui est de très loin supérieure à celle de la moyenne des grosses berlines.
Sur autoroutes, on roule dans du velours mais avec la S90 on prend aussi du plaisir lors des trajets sinueux: le train avant est précis et la direction plutôt incisive avec une prise de roulis qui incite un peu à pousser sur le champignon!

UN DIESEL PEU GOURMAND. D’accord, les catalogues de la marque annoncent moins de cinq litres de consommation aux 100 kilomètres. Effectivement, en roulant vraiment pépère, il devrait être possible d’y arriver.
Mais en conduite que j’appellerai ’normale, nous avons plutôt frôlé les sept litres… ce qui reste encore bien raisonnable pour cette grande auto.
Avec son réservoir de 55 litres, cela permet déjà de parcourir plus de 700 kilomètres sans devoir s’arrêter à une pompe.

ÉCRAN TACTILE DE 9 POUCES. Difficile de présenter ici toutes les fonctions de cet écran. Mais on peut affirmer que toutes les plus récentes fonctions sont présentes dans ce grand écran au centre du tableau de bord.
Le GPS très convivial bien sûr, mais aussi la climatisation et les aides à la conduite… sans oublier toutes les fonctions d’info-divertissement.

ET POURQUOI PAS UN BREAK? Chez Volvo, on découvre le ’’S’’ pour les berlines dites classiques et le ’’V’’ pour les breaks. La V90 reprend donc toutes les belles qualités de la S90, mais avec un arrière plus imposant qui permet d’emporter de nombreux bagages… ou d’envisager un mini-déménagement.
Dans sa version D3, le budget de 53.300 euros est identique pour la berline ou pour le break! Ceux qui en veulent encore un peu plus se dirigeront tout naturellement vers la V90 Cross Country.
Comme son nom l’indique, cette version est davantage adaptée pour quitter l’asphalte des bonnes routes et prendre aussi les chemins de campagne. ♣

John Ess